Tenue en présence
du président du Conseil régional du Sud‑Comoé, Eugène Aka Aouelé, et de Sa Majesté Nanan Awoulay Amon Tanoé, président de la Chambre des Rois et Chefs
traditionnels, la rencontre a permis au ministre d’appeler à une mobilisation
collective au niveau des villages et chefferies. « Depuis 2012‑2013, la lutte contre l’exploitation illégale de nos ressources naturelles est une priorité gouvernementale. Mais la répression seule ne suffit
pas ; il faut mettre les communautés au cœur de la recherche de solutions », a‑t‑il déclaré.
Mamadou
Sangafowa‑Coulibaly a insisté sur le rôle décisif des populations locales. « Les seules localités où l’orpaillage illégal n’a pas prospéré sont celles qui ont dit
non », a‑t‑il
affirmé, avant d’engager un dialogue direct sur les risques sanitaires, économiques et
environnementaux liés à l’exploitation clandestine de l’or. Il a également
souligné la nécessité d’un cadre d’exploitation qui respecte l’agriculture,
préserve l’environnement et profite à l’ensemble des Ivoiriens, présents et
futurs.
Dans la région du Sud‑Comoé, les services de l’État ont identifié 31 sites d’orpaillage illégal, à l’origine de plusieurs opérations de déguerpissement. Le ministre a annoncé la volonté du gouvernement de proposer des alternatives légales à l’exploitation artisanale, en promouvant des formes d’extraction régulées et responsables susceptibles d’offrir de nouvelles perspectives économiques aux populations locales.
L’orpaillage
illégal, activité non régulée aux conséquences multiples, provoque des pertes
fiscales et alimente l’économie informelle, entretient des tensions sociales et
des risques sécuritaires, et cause d’importantes dégradations
environnementales, notamment pollution et destruction des terres agricoles.
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