L’objectif est de
poser les bases du futur cadre juridique et réglementaire des crédits Cette
rencontre bénéficie de l’appui civile technique et financier du Programme des
Nations unies pour le développement (PNUD), de l’Entraide universitaire
mondiale du Canada (EUMC) et de la GIZ, dans le cadre de l’initiative BIOFIN.
Elle réunit des représentants de l’administration publique, du secteur privé,
de la société, des institutions de recherche ainsi que des partenaires
techniques et financiers.
biodiversité. Les
participants examinent notamment la feuille de route et l’architecture
institutionnelle nécessaires à la mise en œuvre de ce mécanisme.
Au nom de la
directrice générale de l’Environnement, Dr N’Tain Jeanne, le directeur de la
Qualité de l’Environnement et de la Prévention des risques, Dr Tié Yro
Hyacinthe, a rappelé que cette initiative doit permettre à la Côte d’Ivoire
d’explorer de nouvelles sources de financement tout en protégeant son
patrimoine naturel et les intérêts des populations.
Selon lui, les
crédits biodiversité ne doivent pas être considérés comme la création d’un
simple mécanisme financier ou d’un nouveau marché. Le dispositif devra être
crédible, transparent, inclusif et fondé sur l’intégrité environnementale et
sociale.
Le futur cadre
devra également permettre de mesurer et de vérifier les résultats obtenus en
matière de conservation et de restauration de la biodiversité. Il devra assurer
une répartition équitable des bénéfices et prendre en compte les droits des
communautés locales. Pour cela, un système de Mesure, Rapportage et
Vérification (MRV) sera nécessaire afin de disposer de données fiables sur
l’évolution de la biodiversité.
Cette initiative
intervient alors que les écosystèmes ivoiriens subissent plusieurs pressions,
notamment liées à l’expansion agricole, à l’urbanisation, à l’exploitation
minière et aux effets du changement climatique. Elle s’inscrit dans la
continuité de la Stratégie et du Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité,
de l’initiative BIOFIN, des CDN 3.0 et des mécanismes liés au marché carbone.Pour
Adelphe Doua, représentant pays de l’EUMC, la disponibilité dedonnées fiables
et la mise en place d’une gouvernance transparente constituent des éléments
essentiels à la réussite du mécanisme.De son côté, le PNUD, à travers BIOFIN,
accompagne le gouvernement ivoirien dans la recherchede solutions innovantes
destinées à réduire le déficit de financement consacré à la biodiversité.
À travers cette
démarche, la Côte d’Ivoire entend donc explorer de nouveaux mécanismes capables
de mobiliser des ressources supplémentaires pour préserver ses écosystèmes,
tout en veillant à ce que les bénéfices profitent également aux populations et
aux communautés locales.
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