Dans son allocution, le ministre a dressé le constat des fragilités actuelles : vieillissement des vergers, ruptures d’approvisionnement et impacts du réchauffement climatique. Face à ces défis, il a appelé à une synergie d’action entre l’État, les centres de recherche, les producteurs et les acteurs privés pour restaurer la dynamique de production.
Bruno Nabagné Koné a souligné deux avancées diplomatiques majeures pour la Côte d’Ivoire : la reconnaissance officielle du pays au sein de la communauté internationale de la noix de coco et l’adoption en Conseil des ministres du décret d’adhésion de la République de Côte d’Ivoire au traité constitutif de l’International Coconut Community (ICC). Cette décision fait, selon le ministre, du pays le premier État d’Afrique de l’Ouest membre de cette instance intergouvernementale.
Le ministre a également mis en avant l’engagement scientifique national en citant la station Marc Delorme du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), réputée pour sa collection de ressources génétiques de cocotiers. Il a présenté cette plateforme comme un levier pour développer des solutions adaptées aux contraintes agroclimatiques et pour diffuser des variétés hybrides à haut rendement et résistantes au stress climatique.
La feuille de route annoncée s’articule autour de plusieurs axes : Faire du cocotier un pilier de la souveraineté alimentaire nationale, renforcer la durabilité face aux changements climatiques via la diffusion d’hybrides résistants et la promotion de pratiques agroécologiques, faciliter l’accès des producteurs au financement et aux intrants de qualité, avec une attention particulière à l’insertion des jeunes et à l’autonomisation des coopératives féminines ,sécuriser les droits fonciers et renforcer l’appui rural par l’encadrement de proximité, la gratuité du certificat foncier, la mise en place d’un mécanisme de prix rémunérateur et la régulation des circuits de commercialisation.
Parmi les mesures phares, le ministre a annoncé le lancement d’un programme de replantation visant à établir 100 000 hectares de cocotiers sur la prochaine décennie. Selon l’exécutif, ces réformes doivent moderniser durablement la filière et en faire un secteur porteur pour l’économie nationale.
La production nationale est estimée à environ 125 000 tonnes. Bruno Nabagné Koné a rappelé que, depuis décembre 2023, l’adhésion à l’ICC renforce la visibilité et l’appui international à la filière ivoirienne.
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