CÔTE D'IVOIRE / CACAO : L'ÉTAT GARANTIT L'ENLÈVEMENT DE TOUTE LA PRODUCTION AU PRIX DE 2 800 FCFA 

L’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao a exprimé sa satisfaction suite à la décision de l’État de Côte d’Ivoire d’enlever l’intégralité de la production nationale de cacao au prix officiellement fixé pour la campagne 2025-2026. Cette position a été réaffirmée par le vice-président de l’OIA Café-Cacao, Obed Blondé Doua, lors d’un point-presse tenu ce lundi 19 janvier 2026, à Abidjan.

« L’État de Côte d’Ivoire a pris les choses en main et, dans les jours à venir, toute la production de cacao sera enlevée au prix fixé », a assuré Obed Blondé Doua, se voulant rassurant à l’endroit des planteurs et des acteurs de la filière.

Le vice-président de l’OIA s’est également félicité du prix bord champ du cacao, fixé à 2 800 FCFA le kilogramme, un niveau jamais atteint dans l’histoire de la filière ivoirienne. Selon lui, cette décision traduit la volonté des autorités de garantir un revenu décent aux producteurs et de renforcer la stabilité du secteur café-cacao, pilier de l’économie nationale.

Dans un contexte marqué par des inquiétudes autour de la commercialisation, Obed Blondé Doua a appelé l’ensemble des acteurs de la filière à la sérénité et au calme. Il a par ailleurs réaffirmé son engagement personnel à veiller à l’effectivité de l’enlèvement de la production auprès des planteurs.

De son côté, le directeur général du Conseil du café-cacao, Yves Brahima Koné, a indiqué que des dispositions sont en cours de finalisation avec le gouvernement afin d’assurer une mise en œuvre rapide et efficace de cette décision. Il a tenu à relativiser les informations faisant état d’un blocage massif de la commercialisation du cacao.

Selon les enquêtes menées autour des ports d’Abidjan et de San Pedro, 102 camions ont été recensés, loin des plus de 350 camions évoqués par certains syndicats. « Parmi ces 102 camions, 62 étaient dans l’illégalité, c’est-à-dire sans connaissement », a précisé Yves Brahima Koné.

À travers ces mesures, les autorités ivoiriennes entendent renforcer la transparence, lutter contre les pratiques illégales et assurer une meilleure organisation de la commercialisation du cacao, au bénéfice des producteurs et de l’ensemble de la filière.

BINGO WILLIAMS 

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