Le choix de la variété demeure déterminant. Il existe des variétés adaptées aux hautes altitudes et d’autres aux basses altitudes; le technicien ou l’ingénieur sélectionne la variété en fonction de la zone et de l’objectif de production. « Une fois la variété bien choisie, la réussite est à portée », affirme-t-il.
La culture de l’avocatier se déroule en trois phases distinctes. La première concerne l’acquisition et la préparation du site. Si le site est déjà acquis, la préparation, qu’il s’agisse d’une parcelle forestière, de savane ou de jachère, peut être budgétée à environ 500 000 FCFA au maximum.
La deuxième phase correspond à la mise en place : achat des plants, transport, piquetage, creusement des trous et plantation. Ce poste est estimé en moyenne à 1,5 million de FCFA. Au total, la mise en place d’un hectare avec une densité de 400 pieds par hectare revient à environ 2 à 2,5 millions de FCFA, selon la distance et les contraintes logistiques.
Le suivi jusqu’à la mise en production, prévue autour de la troisième année, représente un coût supplémentaire d’environ 2,5 millions de FCFA. Ainsi, l’investissement initial sur un hectare se situe globalement entre 4 et 5 millions de FCFA.
En termes de rendement, la projection moyenne est de 20 tonnes d’avocats par hectare à partir de la quatrième année, avec un prix indicatif de 500 000 FCFA la tonne. Sur cette base théorique, la production annuelle par hectare pourrait atteindre 10 millions de FCFA. En tenant compte des aléas (rendements partiels, climat), un taux de production réaliste se situe entre 60 et 70% : soit 6 à 7 millions de FCFA par hectare et par an.
Après démarrage de la production, les charges annuelles d’entretien sont estimées entre 1,5 et 2 millions de FCFA. Au final, la marge brute potentielle serait d’environ 4 millions de FCFA par hectare et par an, et la durée de production moyenne d’un verger peut s’étendre sur 35 ans.
Edgard Assemien
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