Les zones les plus propices à cette spéculation se situent dans la grande ceinture forestière humide, où la pluviométrie est abondante et bien répartie sur l’année. En Côte d’Ivoire, plusieurs régions se distinguent par leur fort potentiel : La Mé, Agnéby‑Tiassa, Sud‑Comoé, Indénié‑Djuablin, La Nawa, San Pedro, Gôh, Guémon, Cavally, Tonkpi, ainsi que les régions du centre forestier comme le Bélier et le Moronou. Dans ces zones, les sols profonds et fertiles, la bonne disponibilité en eau et des températures chaudes et relativement stables offrent un environnement idéal pour le développement du bananier plantain.
Sur le terrain, les techniciens agricoles recommandent des variétés performantes et adaptées aux différents débouchés : Big Ebanga, French, Batard ou encore Mbouroukou N°3 sont parmi les plus prisées des producteurs. Associées à un itinéraire technique rigoureux – choix de plants sains, densité de plantation maîtrisée, fertilisation raisonnée et, lorsque c’est possible, irrigation complémentaire – ces variétés permettent de transformer une parcelle en véritable machine de production et de revenus pour les exploitants familiaux.
Face à cet enjeu, des structures de conseil agricole multiplient les sessions de renforcement de capacités. À Abidjan, CIPRESA Consulting annonce pour le 18 juillet 2026 une formation dédiée aux “10 cultures stratégiques les plus rentables de Côte d’Ivoire”, incluant le bananier plantain, l’avocatier greffé, la papaye, les agrumes, la mangue, le bitter kola, le palmier à huile et d’autres spéculations porteuses. La session, prévue dans la capitale économique, vise à outiller agriculteurs, investisseurs et jeunes entrepreneurs agricoles désireux de se positionner sur ces filières d’avenir, avec à la clé des conseils pratiques sur la conduite des vergers, la gestion de l’eau et la commercialisation.
EDGARD ASSEMIEN