Selon les chercheurs, la méthode développée permet de traiter efficacement les plants infectés, offrant une alternative à la pratique courante , l’arrachage et la destruction des arbres contaminés jusqu’ici seul moyen de lutte. Depuis 2014, plus de 300 sites ont déjà bénéficié des bio‑solutions expérimentales de l’université, avec un taux de succès annoncé de 90% au terme de neuf mois de traitement, et des résultats observés dans l’ensemble des zones agro‑climatiques favorables à la culture du cacao en Côte d’Ivoire.
La technologie a fait l’objet d’un brevet national, présenté comme « 100% made in Côte d’Ivoire ». Lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi 05 août 2026 , le gouvernement a salué la portée de cette avancée et instruit le ministre de l’Enseignement supérieur, en coordination avec les autres ministères concernés, de prendre toutes les mesures utiles pour renforcer les capacités de production et conduire les études complémentaires nécessaires à la validation scientifique et à la dissémination de la solution.
Pour les producteurs, la perspective d’une lutte curative contre le swollen shoot représente une bouffée d’oxygène. Apparue dans les années 1940, la maladie a causé des pertes considérables et fragilisé les vergers, obligeant de nombreux exploitants à abandonner des parcelles entières. Si les résultats annoncés se confirment à plus large échelle, la bio‑solution pourrait transformer la gestion phytosanitaire du cacaoyer en Côte d’Ivoire et dans la sous‑région, en préservant le capital arboré et en limitant les impacts économiques sur les filières locales.
Le gouvernement a demandé que les études complémentaires aboutissent rapidement afin d’engager, dans les meilleurs délais, une production industrielle et une distribution encadrée de la bio‑solution aux producteurs concernés.
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C’est une très bonne nouvelle pour nos parents en espérant que ça se popularise