Dans les localités de Talo et de Yallo, situées à la frontière nord-est de la Côte d’Ivoire, la mise en service d’une maternité et la réhabilitation d’une école primaire ont suscité la satisfaction des populations. Les cérémonies de remise se sont déroulées dans une ambiance festive, marquée par des chants et des danses.
La nouvelle école primaire vient répondre à une préoccupation majeure des communautés locales. Selon Ouattara Amadou, habitant de la zone, les conditions d’apprentissage des enfants se sont considérablement améliorées. « Avant, nos enfants fréquentaient des salles d’appatame en pailles. Aujourd’hui, ils disposent d’un établissement digne de ce nom », s’est-il réjoui.
Outre les infrastructures scolaires et sanitaires, le projet COSO a également permis la réalisation de châteaux d’eau, de pompes solaires et manuelles ainsi que de marchés ruraux. Ces équipements devraient contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, tout en favorisant les échanges économiques dans les zones concernées.
La campagne de remise des infrastructures, engagée du 28 juin au 1er août 2026, a couvert plusieurs régions du nord du pays. Au total, 13 ouvrages ont été réceptionnés dans la région du Zanzan, au moins 35 dans les Savanes, 13 dans le Denguélé et une dizaine dans le Woroba.
Représentant la coordinatrice du projet, Jean-Jacques Kipré, chef d’entente du Zanzan, a assuré que les préoccupations exprimées par les populations continueraient d’être prises en compte. Il a indiqué que le gouvernement entend poursuivre ses efforts en faveur de l’amélioration des conditions de vie dans les zones frontalières et rurales.
À travers ces investissements, le projet COSO entend renforcer la cohésion sociale et soutenir le développement local dans les régions septentrionales de la Côte d’Ivoire. Le programme associe la construction d’infrastructures de base à la mise en œuvre d’activités socio-économiques au profit des communautés vulnérables.
À ce jour, sur 1756 initiées, 1038 achevées et 718 en cours de réalisation.
Le Projet de cohésion sociale des régions nord est financé par l’État de Côte d’Ivoire, en partenariat avec la Banque mondiale. Le Cabinet du Premier ministre en assure la maîtrise d’ouvrage, tandis que l’exécution est confiée au Conseil du Coton Anacarde Karité.
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De bon prémices pour un futur plus grands pour le nord