À Bouna dans le Bounkani , une session de travail a réuni les autorités administratives et les partenaires chargés de la mise en œuvre. La rencontre était animée par Zokou Patrice, spécialiste du développement conduit par les communautés (DCC). « Cette séance a pour objectif de présenter la démarche liée au financement additionnel, de rappeler les responsabilités de chaque acteur et de préciser le cycle d’approbation et de suivi des sous-projets », a-t-il expliqué.
La Commission régionale d’approbation et de suivi des sous-projets (CRAS) occupe une place centrale dans ce dispositif. La séance a permis d’informer les préfets récemment nommés et de favoriser une compréhension commune des procédures d’intervention.
Au total, 200 villages situés dans les régions ciblées sont concernés par ce financement additionnel. Ils bénéficieront d’actions visant à améliorer l’accès aux services sociaux de base, notamment dans les secteurs de la santé, de l’eau et de l’éducation. Le programme prévoit également le développement d’activités génératrices de revenus au profit des communautés, avec une attention particulière accordée aux femmes, aux jeunes et aux personnes les plus vulnérables.
Cette enveloppe doit aussi soutenir les villages qui accueillent des réfugiés et s’inscrit dans la continuité des interventions déjà menées par le projet COSO, dont le financement initial court jusqu’au 31 mai 2027.
Le projet COSO intervient dans six régions du nord notamment la Bagoué,le Béré, le Boukani, le Gontougo, le Poro et le Tchologo couvrant au total 21 départements et 200 localités pour une population estimée à 141 707 habitants. Les interventions cibleront des communes et villages identifiés dans ces régions, avec des actions adaptées aux besoins locaux en matière de santé, d’accès à l’eau et d’éducation, ainsi que des initiatives économiques destinées à renforcer les capacités des ménages.
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