En 2024, la Côte d'Ivoire a reçu 35 millions
USD de la Banque mondiale, destinés à compenser 7 millions de tonnes de
CO2 grâce à des initiatives concrètes. La CDN 2022 souligne une réduction
inconditionnelle par le biais de réformes dans les domaines de l'énergie, du
transport et de l'agriculture, accompagnée d'actions conditionnelles dépendant
d'un financement international.
Lors de la COP30, tenue en novembre 2025, les
ministres ivoiriens ont réaffirmé leur engagement, mettant l'accent sur
l'agriculture climato-intelligente qui implique 80 % des exploitants,
ainsi que sur la gestion des bassins versants touchant 75 % des zones
concernées. Par ailleurs, une loi sur les changements climatiques, ainsi que
des institutions comme le Bureau du marché carbone, ont été mises en place pour
renforcer le cadre juridique en vigueur.
Le programme REDD+ vise à réduire les émissions liées à
la déforestation par le reboisement, l'agroforesterie et l'agriculture zéro
déforestation, avec une stratégie nationale finalisée en 2016 et des
projets pilotes en cours. Le Programme de Réduction des Émissions valorise 10
MtCO2eq entre 2018 et 2024, ayant déjà généré 35 millions USD
pour la restauration forestière et l'implication des communautés.
Malgré ces avancées, la déforestation persistante et le besoin de financements additionnels freinent la réalisation des objectifs. Le pays appelle à une coopération internationale pour 2035, plaçant la priorité sur une agriculture durable et une transformation verte, en harmonie avec les priorités socio-économiques ivoiriennes.
Edgard ASSEMIEN