Au cours d’une mini table ronde organisée avec le Tony Blair Institute, le ministre a présenté les ambitions du gouvernement ivoirien, qui vise la restauration de 3 millions d’hectares de forêts d’ici 2030. Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs publics et privés, notamment la BERD, FMO, Microsoft et Space Intelligence, autour des mécanismes innovants susceptibles d’accompagner cette ambition. Elle a surtout été marquée par la signature d’un protocole d’accord avec le Tony Blair Institute, destiné à soutenir la recherche de financements à grande échelle.
Le ministre s’est également entretenu avec les responsables de Standard Chartered Bank sur le développement d’instruments financiers innovants en appui à la protection et à la réhabilitation des forêts. L’objectif est d’attirer davantage d’investissements internationaux au service de la transition forestière de la Côte d’Ivoire.
Par ailleurs, un side event organisé avec Emergent a permis de promouvoir les crédits carbone forestiers ivoiriens et de susciter l’intérêt d’entreprises susceptibles de les acquérir dans le cadre du programme REDD+. Les échanges ont porté sur les résultats du Programme de Réduction des Émissions, ses retombées pour les communautés, ainsi que les opportunités de financement offertes par des initiatives comme LEAF.
Enfin, une séance de travail tenue au siège d’Olam Food Ingredients, du groupe Olam, a permis d’avancer sur un protocole d’accord relatif à des projets de concessions agroforestières. Cette démarche vise à encadrer les investissements privés tout en conciliant restauration des forêts, durabilité et valorisation des filières agricoles.
À Londres, Jacques Assahoré Konan a ainsi défendu un plaidoyer en faveur d’un financement plus ambitieux des solutions forestières, au bénéfice du climat, de la biodiversité et des communautés locales. L’Ivoire a également enregistré des avancées concrètes avec le secteur privé, notamment dans le développement de projets d’agroforesterie.
TEHOUA DABONG