- Publié le Mer 01 Avril 2026
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Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a tenu un atelier de restitution marquant l’achèvement du Cadre d’options stratégiques pour le pays (COSOP 2020 2026) et le lancement officiel de la formulation du COSOP 2027 2032. Cette rencontre fait suite à une mission de revue conduite du 17 au 30 mars et s’appuie sur l’Évaluation de la stratégie et du programme pays (ESPP) 2025 réalisée par le Bureau indépendant du FIDA.
Malgré un
contexte marqué par la pandémie de Covid‑19, la crise ukrainienne et des
perturbations des marchés mondiaux, les responsables ont dressé un bilan
globalement satisfaisant de la période 2020‑2026. Le COSOP a en effet été suivi
par des revues annuelles et une revue à mi‑parcours, et a intégré des priorités
transversales : genre, jeunesse, nutrition, climat et durabilité
environnementale.
Dans son
intervention, Odile Sarassoro, chargée de programme pays au FIDA, s’est dite
satisfaite des progrès accomplis. Elle a souligné des avancées concrètes : « le
développement d’infrastructures agricoles, la distribution de semences
améliorées et d’intrants, ainsi que le renforcement des capacités des
organisations professionnelles agricoles. Des résultats chiffrés frappants ont
été évoqués, avec des rendements passés d’environ 2,5 à 4,5 tonnes par hectare
dans certaines filières grâce aux semences améliorées », a‑t‑elle mentionné.
Le coordonnateur
du Projet d’urgence agricole (PUA‑CI), N’do Kouakou Henri‑Joël, a rappelé que
le projet contribue à la stratégie nationale de lutte contre le changement
climatique. Selon lui, les performances sont très satisfaisantes, avec des taux
de réalisation souvent supérieurs à 100%. Le projet amorce maintenant une nouvelle
phase axée sur le développement durable, l’accès au financement vert et
l’autonomisation économique des producteurs, notamment par des prêts et des
appuis entrepreneuriaux.
Pour sa part,
Messou Edja, coordonnateur du PADFA, a présenté les actions menées sur
l’ensemble de la chaîne de valeur : production, transformation et
commercialisation. Il a rappelé l’attention particulière portée à
l’autonomisation des femmes, qui représentent près de 50% des bénéficiaires. «
Dans ce projet, une attention particulière est portée à l’autonomisation des
femmes et à l’accompagnement des acteurs sur le terrain. Les résultats obtenus
sont globalement satisfaisants et montrent que les objectifs sont en bonne voie
d’être atteints. Toutefois, certains défis subsistent, notamment les travaux
d’aménagement (infrastructures lourdes), les délais d’exécution, et les
capacités opérationnelles pour mener ces projets à bien », a‑t‑il expliqué.
L’atelier avait
aussi pour objectif d’évaluer la pertinence, la cohérence, l’efficacité et la
durabilité des interventions menées entre 2020 et 2026. Les acteurs présents gouvernement,
institutions, organisations rurales et partenaires techniques ont partagé les
leçons apprises et les bonnes pratiques, et ont contribué à l’orientation du
nouveau COSOP. Parmi les pistes envisagées : l’extension des zones
d’intervention au Centre du pays et le développement de nouvelles filières
comme l’aquaculture.
Les échanges ont
mis en exergue la nécessité d’un meilleur accès au financement vert, d’une
mobilisation accrue de ressources auprès d’autres partenaires et de la création
d’emplois pour les jeunes. L’objectif est de consolider les acquis et d’assurer
la durabilité des actions au‑delà des cycles de financement.
À l’issue de cet
atelier de restitution, le COSOP 2020‑2026 est considéré comme ayant posé des
bases solides malgré des embûches initiales. Le processus formel d’élaboration
du COSOP 2027‑2032 est désormais lancé : les prochaines étapes incluent des
consultations approfondies avec les parties prenantes, la prise en compte des
recommandations issues de l’ESPP 2025, et l’établissement d’un calendrier
indicatif pour la finalisation du nouveau cadre stratégique. Ce partenariat
entre le FIDA et la Côte d’Ivoire se veut un levier renforcé pour atteindre les
objectifs de développement durable et soutenir une transformation rurale
inclusive et résiliente.
EDGARD ASSEMIEN