Lors de la cérémonie d'ouverture, le directeur général du Conseil Coton Anacarde Karité, Mamadou Berté a salué les progrès accomplis par la filière depuis 2014 et a rappelé l’ambition nationale : porter la transformation locale à 1 million de tonnes de noix brutes d’ici 2030. Il a également présenté le thème de l’édition 2026 « La Transformation de l'anacarde : au-delà de l'amande » comme une feuille de route pour diversifier les débouchés et renforcer la valeur ajoutée.
Le directeur général a remercié les participants et les partenaires présents, soulignant le soutien constant du gouvernement ivoirien, qui a fait de la transformation locale une priorité et mis en place des mesures douanières, financières et fiscales incitatives. Ces politiques ont porté leurs fruits : le taux de transformation de la production nationale est passé de 6,2% en 2014 à 43% en 2025, traduisant l’émergence d’une quarantaine d’unités de transformation contre seulement trois en 2014. Dans le même temps, les exportations d’amandes de cajou sont passées de 8 197 tonnes en 2016 à 107 196 tonnes en 2025, plaçant la Côte d’Ivoire parmi les leaders mondiaux.
Le SIETTA, créé en 2014 et institutionnalisé par l’État, a connu trois premières éditions avant une pause imposée par la crise de la COVID-19. La reprise en 2023 a confirmé son statut d’événement incontournable pour l’industrie du cajou. Pour revenir à son rythme d’alternance avec le Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA), le gouvernement a validé l’organisation de la 5e édition en 2026.
L’édition 2026 mettra l’accent sur les équipements et technologies innovantes visant à valoriser non seulement l’amande, mais aussi la coque et la pomme de cajou. Le directeur a insisté sur le potentiel considérable de ces sous-produits plus de 500 000 tonnes de coques et environ 8 millions de tonnes de pommes de cajou disponibles qui ouvrent la voie à de nouveaux segments d’activités, à la diversification des revenus et à une économie circulaire du cajou. Les trois jours du salon offriront, selon lui, un cadre privilégié pour découvrir les innovations technologiques, nouer des partenariats d’affaires, participer à des panels d’experts et identifier des opportunités d’investissement.
Il a toutefois rappelé que malgré les avancées, la filière fait face à des défis structurants : préservation du potentiel de production, protection des ressources naturelles et sécurisation des revenus des acteurs, en particulier des producteurs. Ces enjeux exigent des solutions durables et adaptées, ainsi qu’une coopération renforcée entre pouvoirs publics, investisseurs, industriels et chercheurs.
Au terme de son discours, le directeur général a lancé un appel aux acteurs nationaux et internationaux à s’engager massivement dans SIETTA 2026, prévu au Palais de la Culture d’Abidjan du 12 au 14 novembre.
EDGARD ASSEMIEN