Plus de 600
personnes ont été touchées par une campagne d’information et de sensibilisation
sur les méfaits de l’orpaillage clandestin, du 26 au 28 août 2026, dans les
villages de Brou Akpaoussou, Krégbé et M’Baoucessou, situés dans la région du
Moronou.
Portée par l’ONG
Climax Impact, cette initiative a réuni autour d’un même objectif les services
déconcentrés de l’État, notamment la Direction Départementale des Eaux et
Forêts (DDEF) de Bongouanou et la Direction Départementale des Mines. Ensemble,
ils ont œuvré à vulgariser les dangers liés à l’exploitation minière artisanale
non autorisée et à promouvoir des alternatives économiquement viables et
écologiquement responsables.
Animées par Bilé Jasmine épouse Bamba et N’Goran Koffi Williame,
représentants de Climax Impact, les séances ont bénéficié de l’expertise
technique du Capitaine Anselme Akran, porte-parole des Eaux et Forêts, et de
Monsieur Tayoro Oscar, représentant l’administration minière départementale.
Au cœur des
échanges : les impacts dévastateurs de l’orpaillage illégal sur
l’environnement. Déforestation massive, appauvrissement et érosion des sols,
pollution des rivières et des nappes phréatiques constituent les principales
séquelles écologiques relevées par les intervenants. À ces dommages s’ajoutent
des conséquences sociales et sécuritaires majeures : montée des conflits
fonciers, insécurité grandissante, fragilisation du tissu social et risques
sanitaires liés à l’usage de produits toxiques comme le mercure.
Le Capitaine
Anselme Akran a insisté sur le caractère répressif de cette activité. «
L’exploitation illégale de l’or est une infraction passible de sanctions
pénales selon la législation ivoirienne », a-t-il rappelé, avant d’appeler à
une prise de conscience collective pour la sauvegarde du patrimoine naturel. «
Préserver nos forêts, nos cours d’eau et nos terres, c’est préserver notre
avenir et celui des générations futures », a-t-il martelé.
Pour sa part,
Monsieur Tayoro Oscar a exhorté les jeunes et les populations intéressées par
le secteur minier à emprunter les canaux légaux. Il a notamment encouragé la
création ou l’intégration de coopératives d’exploitants miniers dûment
constituées, seules habilitées à exercer cette activité dans le respect de la
loi.
Au-delà de la
dissuasion, la campagne a mis l’accent sur la prévention et l’accompagnement.
L’ONG Climax Impact a présenté des pistes concrètes de reconversion
professionnelle aux personnes désireuses d’abandonner l’orpaillage clandestin.
Des activités génératrices de revenus, couplées à des sessions de formation et
à un suivi technique, ont été proposées comme alternatives durables.
À l’issue des
trois jours de travaux, les participants ont été invités à devenir des relais
d’information au sein de leurs communautés respectives. L’objectif est
d’amplifier la prise de conscience locale et d’ancrer une culture de protection
de l’environnement face à la pression croissante exercée par l’exploitation
aurifère illicite.
À travers cette
action, les acteurs locaux entendent renforcer la mobilisation citoyenne contre
l’orpaillage illégal et contribuer activement à la préservation des ressources
naturelles dans la région du Moronou, un enjeu crucial pour le développement territorial
et la résilience climatique.
Derniers commentaires (0)
Soyez le premier à laisser un commentaire sur cet article !