Les besoins sont concentrés dans l'extrême-nord du pays, une région déjà fragilisée par une dégradation persistante de la situation sécuritaire. Les violences et les déplacements de population entravent l'accès aux récoltes et aux marchés, réduisent les sources de revenus des ménages et compliquent les opérations humanitaires, souligne le rapport.
Le PAM insiste sur la nécessité d'une réponse rapide et coordonnée pour prévenir une aggravation dramatique de la crise. L'agence appelle les donateurs internationaux et les autorités nationales à intensifier les livraisons d'aide alimentaire, à soutenir les moyens de subsistance locaux et à faciliter l'accès des équipes humanitaires aux zones isolées.
Sans intervention, avertit le document, les familles exposées risquent de basculer vers des stratégies d'adaptation nocives, telles que la vente d'outils de production, la réduction drastique des repas ou le recours à l'endettement, qui compromettent la sécurité alimentaire à long terme de la région.
TEHOUA DABONG