- Publié le Mer 20 Mai 2026
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À travers un atelier stratégique organisé à Adiaké, Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) entend redynamiser les mécanismes de soutien destinés aux populations vivant aux abords des parcs nationaux et réserves naturelles. Cette rencontre de haut niveau, ouverte le mardi 19 mai 2026, réunit responsables institutionnels, experts et partenaires techniques autour de la question des « Mesures Riveraines », considérées comme un levier essentiel de la conservation durable.
Pendant deux
jours, les participants examinent les dispositifs déjà mis en œuvre par l’OIPR
afin d’en améliorer l’efficacité et d’adapter les stratégies aux réalités des
communautés riveraines. L’objectif affiché est de mieux concilier protection de
la biodiversité et développement socioéconomique local.
Présidant la
cérémonie d’ouverture au nom du Directeur Général de l’OIPR, le Conservateur
Général Tondossama Adama, le Colonel Amon Koutoua Benoît, Directeur Technique,
a souligné l’importance d’une gestion participative des aires protégées. Selon
lui, la préservation des écosystèmes passe nécessairement par l’implication
active des populations vivant en périphérie des espaces protégés.
Les échanges
ont permis de revenir sur les fondements des « Mesures Riveraines », présentés
par le Lieutenant-Colonel Agnimel Charles. Intégrées au Programme-Cadre de
Gestion des Aires Protégées de deuxième génération (PCGAP 2), ces mesures
visent notamment à améliorer les conditions de vie des communautés, renforcer
leur capacité d’adaptation face aux effets du changement climatique et réduire
les pressions exercées sur les ressources naturelles.
Au cours des
travaux, plusieurs partenaires techniques ont partagé leurs expériences de
terrain. CARE International et Nitidae ont notamment présenté des initiatives
menées auprès des communautés locales en matière d’activités génératrices de
revenus, de gouvernance communautaire et d’accompagnement des projets de
développement.
Les
discussions ont également porté sur les mécanismes de financement des activités
économiques et des infrastructures socioéconomiques de base prévus dans le
cadre du Projet MAKORÉ. Ce programme, soutenu par Agence Française de
Développement (AFD) à travers le troisième Contrat de Désendettement et de
Développement (C2D), ambitionne de renforcer durablement les moyens d’existence
des populations riveraines tout en soutenant les efforts de conservation.
Au-delà des
présentations techniques, cet atelier se veut un cadre de réflexion et de
capitalisation des acquis. Les participants ont analysé les difficultés
rencontrées sur le terrain afin d’identifier des solutions adaptées et de
proposer de nouvelles orientations stratégiques. Les travaux ont notamment
permis d’élaborer des pistes d’action relatives au financement, au
suivi-évaluation, à la gouvernance locale et à l’accompagnement des
communautés.
La
rencontre, qui s’achève ce mercredi 20 mai 2026, marque une nouvelle étape dans
la volonté de l’OIPR et de ses partenaires de bâtir une approche inclusive de
la conservation, où les populations locales deviennent des acteurs à part
entière de la protection des ressources naturelles.
BINGO
WILLIAMS