- Publié le Jeu 26 Mars 2026
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La Fondation Félix Houphouët-Boigny à Yamoussoukro accueille du 26 au 28 mars, un symposium international sur les collectivités territoriales. Plus de 300 participants, dont ministres, gouverneurs de districts autonomes, sénateurs, maires, présidents de conseils régionaux et experts en décentralisation, débattent des moyens d’accélérer la décentralisation et de booster le développement local.
Dans son
allocution, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Vagondo Diomandé a mis en lumière le
rôle pivotal du Sénat. « Madame la Présidente du Sénat, Honorables Sénateurs,
votre institution occupe une place centrale dans l’architecture de la
décentralisation en Côte d’Ivoire. En tant que représentant des collectivités
territoriales, le Sénat joue un rôle déterminant dans l’élaboration et l’examen
des textes législatifs, le suivi et l’évaluation des politiques publiques,
ainsi que dans la remontée des préoccupations des territoires vers le niveau
central », a-t-il déclaré.
Sous le thème «
Accélérer la décentralisation pour un développement local effectif », les
travaux évaluent l’impact du transfert de compétences et de ressources,
identifient les blocages persistants et esquissent un cadre d’action jusqu’en
2030. Au menu des débats : financement du développement local, gouvernance
territoriale, qualité des ressources humaines, partenariats public-privé,
coopération décentralisée et leadership féminin.
« L’objectif est
clair : formuler des recommandations concrètes pour accélérer la mise en œuvre
effective de la décentralisation, en cohérence avec l’Agenda 2030 du Sénat et
le Plan national de développement 2026-2030 », a affirmé Kandia Kamissoko
Camara, la présidente du Sénat.
Ce symposium
prolonge le forum de février 2020, qui avait diagnostiqué les défis des
collectivités et inspiré l’Agenda 2030 du Sénat. Cette feuille de route
ambitionne une Côte d’Ivoire fortement décentralisée d’ici 2030, avec des
collectivités outillées en moyens institutionnels, financiers et humains.
Les autorités
ivoiriennes espèrent franchir un cap décisif vers une décentralisation
effective, au service d’un développement local durable et inclusif.
KARELLE OCTAVE