- Publié le Mar 21 Avril 2026
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La protection sociale prend de plus en plus de place dans la politique agricole de la Côte d’Ivoire. En effet, face à la forte vulnérabilité des acteurs du monde rural—soumis aux aléas climatiques et à d’autres chocs—le gouvernement a décidé d’étendre la Couverture Maladie Universelle (CMU) aux planteurs de plusieurs cultures de rente.
L’annonce a été
faite par Me Adama Kamara, ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de
la Formation professionnelle, le vendredi 16 avril 2026, à Nouakchott
(Mauritanie), dans le cadre des travaux de la 34e Conférence régionale de la
FAO. Il intervenait également avec Bruno Nabagné Koné, son homologue en charge
de l’Agriculture.
Dans son
allocution, le ministre a insisté sur l’importance d’intégrer la protection
sociale dans les politiques agricoles, afin de renforcer la résilience et de
soutenir le développement. « Un système agroalimentaire ne peut être performant
que si les femmes et les hommes qui le font fonctionner sont eux-mêmes
sécurisés », a-t-il souligné.
À cette occasion,
Me Adama Kamara a précisé que l’État a d’abord engagé l’extension de la CMU aux
producteurs de café-cacao, coton-anacarde et hévéa-palmier à huile. Selon ses
explications, le financement du paiement des cotisations sera assuré par les Caisses
de stabilisation de ces cultures.
Par ailleurs,
pour les agriculteurs relevant d’autres spéculations ainsi que pour le secteur
informel, le gouvernement indique avoir lancé en décembre 2025 le Programme
d’Investissement en Protection Sociale (PIPS), doté de 187,4 milliards FCFA.
« C’est à travers
ce type de partenariats que nous ferons de la protection sociale un pilier à
part entière de la transformation de nos systèmes agroalimentaires », a déclaré
le ministre.
Pour Me Adama
Kamara, ériger la protection sociale en levier des systèmes agroalimentaires,
c’est contribuer à bâtir une sécurité alimentaire durable et à promouvoir un
développement inclusif à l’échelle du continent. Il rappelle enfin que, sous
l’impulsion du Président Alassane Ouattara, plusieurs réformes ont été
engagées, notamment la mise en place de la CMU et la création du Régime Social
des Travailleurs Indépendants (RSTI).
EDGARD ASSEMIEN