- Publié le Sam 31 Janvier 2026
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La nomination récente de Bruno Nabagné Koné au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Production vivrière offre une opportunité unique pour résoudre un dossier brûlant : la sécurisation foncière du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA). Alors que la Côte d’Ivoire ambitionne l’autosuffisance alimentaire, ce joyau de la recherche scientifique risque de sombrer sous les empiètements répétés, menaçant la souveraineté vivrière du pays.
Créé en 1998, le
CNRA gère des stations expérimentales à travers le pays, dont celle de Bouaké
qui a perdu 23% de sa superficie, passant de 27 000 à 21 000 hectares. Ces
amputations, dues à des conflits fonciers avec des communautés locales,
persistent malgré des engagements gouvernementaux pour délimiter et protéger
ces domaines. Sans intervention rapide, les essais variétaux sur manioc
résistant ou riz à haut rendement deviennent impossibles, freinant les
innovations vitales pour l’agriculture ivoirienne.
Technocrate expérimenté, Bruno Nabagné Koné hérite d’une feuille de route ambitieuse incluant agropoles et assurance-récolte. Il doit prioriser une loi foncière dédiée aux centres de recherche.
Edgard ASSEMIEN