Créé en 1998, le
CNRA gère des stations expérimentales à travers le pays, dont celle de Bouaké
qui a perdu 23% de sa superficie, passant de 27 000 à 21 000 hectares. Ces
amputations, dues à des conflits fonciers avec des communautés locales,
persistent malgré des engagements gouvernementaux pour délimiter et protéger
ces domaines. Sans intervention rapide, les essais variétaux sur manioc
résistant ou riz à haut rendement deviennent impossibles, freinant les
innovations vitales pour l’agriculture ivoirienne.
Technocrate expérimenté, Bruno Nabagné Koné hérite d’une feuille de route ambitieuse incluant agropoles et assurance-récolte. Il doit prioriser une loi foncière dédiée aux centres de recherche.
Edgard ASSEMIEN