- Publié le Sam 09 Mai 2026
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Les acteurs de la filière anacarde de Sambakaha ont été fortement sensibilisés à la nécessité d’améliorer la qualité des noix brutes de cajou au cours d’une campagne menée, jeudi 7 mai 2026, par le Conseil Coton Anacarde Karité. Organisée dans la sous-préfecture de Koumbala, cette rencontre a enregistré la participation de nombreux producteurs venus également des villages voisins de Djogonakaha et Alamadjougoukaha.
Cette étape
de la campagne nationale de sensibilisation visait à renforcer les capacités
des producteurs sur les techniques permettant d’obtenir des noix de cajou
conformes aux standards internationaux. Les échanges ont porté sur les bonnes
pratiques agricoles, l’entretien des plantations, la lutte contre les maladies,
ainsi que les méthodes efficaces de récolte et de conservation des noix.
Procédant à
l’ouverture officielle de la rencontre, le sous-préfet de Koumbala, Gompleu
Gbeï Firmin, a invité les producteurs à faire de la qualité une priorité. Selon
lui, la Côte d’Ivoire, déjà reconnue comme un grand pays producteur d’anacarde,
doit désormais renforcer sa réputation sur le plan de la qualité afin de mieux
se positionner sur le marché mondial.
« Le défi
aujourd’hui n’est plus seulement de produire en quantité, mais surtout de
produire de la qualité », a-t-il indiqué, exhortant les producteurs à appliquer
rigoureusement les recommandations des experts mobilisés pour cette campagne.
Représentant
le Directeur général du Conseil Coton Anacarde Karité, Mamadou Berté, les
responsables de l’institution ont rappelé que cette initiative s’inscrit dans
une dynamique d’amélioration continue de la filière. Ils ont souligné que les
spécialistes déployés sur le terrain ont pour mission d’accompagner les
producteurs dans l’adoption de meilleures techniques culturales afin
d’accroître la valeur commerciale des noix ivoiriennes.
Les
producteurs ont également été appelés à respecter le prix officiel fixé par les
autorités pour la commercialisation des noix brutes de cajou et à éviter toute
pratique susceptible de dégrader la qualité des produits.
Lors des
séances techniques, le professeur Soro Sibirina du Programme National de
Recherche sur l’Anacarde a attiré l’attention des participants sur les maladies
et insectes ravageurs qui menacent les vergers mal entretenus. Il a expliqué
les méthodes de prévention ainsi que les traitements adaptés pour préserver les
plantations et améliorer la qualité des récoltes.
Le chercheur
a également mis en avant les opportunités économiques qu’offre la
transformation de la noix de cajou, devenue un produit fortement recherché sur
les marchés internationaux.
De son côté,
Soro Klotioloma, Coordonnateur national des filières Coton, Anacarde, Mangue et
Foresterie à l’ANADER, a insisté sur l’importance du respect des bonnes
pratiques agricoles. Il a notamment recommandé le respect de la densité des
plantations, le ramassage fréquent des fruits tombés, un séchage approprié des
noix et le tri systématique des produits défectueux.
Pour les
experts de la filière, l’application rigoureuse de ces recommandations demeure
indispensable pour permettre à la Côte d’Ivoire de consolider sa place parmi
les leaders mondiaux de l’anacarde de qualité.
BINGO
WILLIAMS