COTE D’IVOIRE - VALORISATION DE LA FILIERE CAJOU : BEUGRÉ MAMBE PRÔNE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE COMME UNE ALTERNATIVE 

Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a exhorté les acteurs de la filière cajou à explorer toutes les potentialités de ce trésor national. C’était à l’occasion des Journées nationales des producteurs de coton, d'anacarde et de karité, organisées à la Fondation Félix Houphouët-Boigny.Au nom du Président, il a insisté sur une valorisation intégrale de la noix de cajou, de sa pulpe à ses dérivés, pour booster la productivité et l'insertion sur les marchés mondiaux.

« Nous avons la possibilité de produire de l'énergie par la biomasse, de l'huile, de l'électricité et bien d'autres choses qui énergisent nos populations et alimentent la circulation économique », a lancé le Premier ministre face aux acteurs des filières Coton , Anacarde et karité

Il a également évoqué la production d'huile, de sirop, de boissons agroalimentaires fermentées et de confitures à base de la noix et de la pomme de cajou. La noix de cajou se prête à une consommation variée : crue, grillée, salée ou sucrée sous forme de pâte. Grillée, elle parfume sauces et plats dinatoires ; en dessert ou au petit-déjeuner, elle entre dans la composition de gâteaux, beignets, glaces, biscuits et pains. On en tire même de la farine pour paner les poissons ou fabriquer des produits phosphatés. « Je rappelle aux acteurs de la filière et aux jeunes entrepreneurs imaginatifs d'explorer les farines, les huiles et ces produits phosphatés pour une meilleure productivité financière et une insertion dans la valeur mondiale », a-t-il martelé.

Le gouvernement s'engage à renforcer la production locale et à promouvoir une économie circulaire autour du cajou. « C'est l'économie qui utilise l'intégralité de la noix, de la pulpe et de ses dérivés, tout en réduisant les coûts d'intermédiation pour pénétrer directement les marchés », a expliqué Robert Beugré Mambé. Il a rappelé le rôle pivotal des mécanismes de régulation durant la pandémie de 2020 et face aux taxes américaines : grâce à l'intervention décisive du Président, les coopératives ont pu écouler leurs stocks malgré les difficultés des grands importateurs.

« Mes frères et mes sœurs, la filière est en marche grâce à vous. Elle tient son âme au cœur de la société », a-t-il conclu, appelant au respect strict des prix plancher annoncés par le ministre en charge de l’Agriculture , du développement Rural et des productions vivrières  Bruno Nabagné, un prix minimum pour protéger les producteurs.

 

 

 Edgard ASSEMIEN 

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