- Publié le Ven 06 Février 2026
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Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a exhorté les acteurs de la filière cajou à explorer toutes les potentialités de ce trésor national. C’était à l’occasion des Journées nationales des producteurs de coton, d'anacarde et de karité, organisées à la Fondation Félix Houphouët-Boigny.Au nom du Président, il a insisté sur une valorisation intégrale de la noix de cajou, de sa pulpe à ses dérivés, pour booster la productivité et l'insertion sur les marchés mondiaux.
« Nous avons la possibilité de produire de l'énergie par la biomasse, de
l'huile, de l'électricité et bien d'autres choses qui énergisent nos
populations et alimentent la circulation économique », a lancé le Premier
ministre face aux acteurs des filières Coton , Anacarde et karité
Il a également évoqué la production d'huile, de sirop, de boissons
agroalimentaires fermentées et de confitures à base de la noix et de la pomme
de cajou. La noix de cajou se prête à une consommation variée : crue, grillée,
salée ou sucrée sous forme de pâte. Grillée, elle parfume sauces et plats
dinatoires ; en dessert ou au petit-déjeuner, elle entre dans la composition de
gâteaux, beignets, glaces, biscuits et pains. On en tire même de la farine pour
paner les poissons ou fabriquer des produits phosphatés. « Je rappelle aux
acteurs de la filière et aux jeunes entrepreneurs imaginatifs d'explorer les
farines, les huiles et ces produits phosphatés pour une meilleure productivité
financière et une insertion dans la valeur mondiale », a-t-il martelé.
Le gouvernement s'engage à renforcer la production locale et à promouvoir
une économie circulaire autour du cajou. « C'est l'économie qui utilise
l'intégralité de la noix, de la pulpe et de ses dérivés, tout en réduisant les
coûts d'intermédiation pour pénétrer directement les marchés », a expliqué
Robert Beugré Mambé. Il a rappelé le rôle pivotal des mécanismes de régulation
durant la pandémie de 2020 et face aux taxes américaines : grâce à
l'intervention décisive du Président, les coopératives ont pu écouler leurs
stocks malgré les difficultés des grands importateurs.
« Mes frères et mes sœurs, la filière est en marche grâce à vous. Elle
tient son âme au cœur de la société », a-t-il conclu, appelant au respect
strict des prix plancher annoncés par le ministre en charge de l’Agriculture ,
du développement Rural et des productions vivrières Bruno Nabagné, un prix minimum pour protéger
les producteurs.
Edgard ASSEMIEN