- Publié le Lun 15 Juin 2026
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Le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a réalisé le 10 juin une tournée d’inspection dans des pâtisseries, restaurants et centres de formation en boulangerie-pâtisserie à Cocody et Marcory. Objectif : mesurer le degré d’intégration des farines locales du manioc, mil, sorgho, maïs et taro dans la fabrication du pain et des produits de viennoiserie.
La visite a mis en évidence une montée en puissance de ces ingrédients dans les recettes locales. Aux yeux du gouvernement, cette substitution partielle aux farines importées répond à une double ambition : valoriser les productions vivrières nationales et réduire la dépendance aux importations.
« Nous travaillons depuis plusieurs années à promouvoir les farines locales. Avec l’appui du ministère, il s’agit aujourd’hui d’intensifier cet effort et de développer de nouvelles recettes », a déclaré Hussein Tall, responsable de l’équipe nationale de boulangerie. Mais il a rappelé un frein majeur : l’approvisionnement. La disponibilité des matières premières en volume suffisant demeure le principal défi pour une adoption plus large.
Le ministre Bernard Kini Comoé s’est dit encouragé par l’accueil réservé par le public. « Les consommateurs ont parfois du mal à distinguer les produits fabriqués avec farines locales de ceux à base de farine importée. Mieux encore, ils les apprécient », a-t-il affirmé. Il a également salué le rôle des écoles de formation qui transmettent les compétences nécessaires, en particulier aux jeunes et aux femmes.
Selon lui, la montée en capacité de production, notamment par une industrialisation maîtrisée, devrait permettre d’abaisser significativement les coûts. Le gouvernement entend par conséquent renforcer la disponibilité des intrants locaux pour soutenir la transformation agroalimentaire et ancrer la politique du “consommer local”.
Cette démarche s’inscrit dans la stratégie nationale de valorisation des productions vivrières, qui vise à promouvoir les filières locales et à favoriser l’autonomie alimentaire du pays.
TEHOUA DABONG