« Il n’y a pas eu de manifestation à N’Guessankro le 25 août 2026. » Sans détours, le député Diby Kokora balaie d’emblée les allégations formulées à son sujet et met en cause la méthode du journaliste. Selon lui, les photos présentées comme la preuve d’un soutien populaire aux orpailleurs clandestins ne correspondent ni au lieu ni au contexte décrits, et auraient dû être vérifiées auprès des autorités locales avant diffusion.
Dans sa réponse structurée en cinq points, le député détaille ses objections. D’abord, il relève des éléments matériels , voie bitumée, paysage, tenues des personnes armées qui, selon lui, contredisent l’attribution des clichés à N’Guessankro et rendent nécessaire la production de la date, du lieu et du contexte de prise des images. Ensuite, il dénonce l’affirmation selon laquelle un site d’orpaillage existerait « non loin » de son domicile : son habitation se situe au centre du village et aucun site connu ne jouxte sa propriété. Sur la question d’une exploitation dans la forêt familiale d’Adifè, il reconnaît l’existence d’un périmètre minier mais rappelle qu’il s’agit d’un site autorisé, attribué à la SIEMI SARL par deux arrêtés ministériels de 2026 (AESI0776 et AESI0777), documents qu’il invite à consulter pour établir le statut légal du site. Il réfute par ailleurs l’étiquette d’« activiste de l’orpaillage » collée à son suppléant, qu’il présente comme président des jeunes d’Andé, et réclame des précisions sur la nature exacte de l’accusation. Enfin, sur l’affirmation selon laquelle son nom « reviendrait souvent » à la Direction des Mines de Bongouanou, il réclame des preuves concrètes : procès-verbaux, rapports ou décisions administratives. Il apporte comme élément factuel que sa demande de permis d’exploitation déposée en 2024 a été refusée, soulignant qu’il a respecté la décision administrative.
Le député conclut en rappelant les règles élémentaires du journalisme d’investigation : plus une accusation est grave, plus la vérification doit être exigeante. Il invite André Silver Konan à « aller en profondeur » consulter les arrêtés ministériels, interroger l’administration des Mines, retracer la filière et produire des documents plutôt que de céder aux insinuations qui nourrissent le soupçon sans l’étayer. Disponible pour répondre à des questions précises, Bernard Diby Kokora affirme sa volonté de transparence tout en mettant en garde contre la transformation des rumeurs en faits.
Derniers commentaires (0)
Soyez le premier à laisser un commentaire sur cet article !