La contrepartie financière versée par l’Union européenne s’élève à 740 000 euros par an, soit 2,96 millions d’euros sur quatre ans, l’équivalent d’environ 2 milliards de FCFA. Ce montant comprend 305 000 euros annuels pour l’accès aux ressources halieutiques et 435 000 euros destinés à l’appui au développement de la politique sectorielle des pêches de la Côte d’Ivoire.
En plus de cette contribution, les armateurs européens s’acquittent d’une redevance de capture de 80 euros par tonne pêchée durant les deux premières années, puis de 85 euros par tonne au cours des deux dernières années. Ils paient également des licences annuelles de 12 000 euros par thonier senneur et de 4 000 euros par palangrier de surface au début du protocole.
Ainsi, si le quota annuel de référence de 6 100 tonnes était entièrement capturé, la valeur commerciale du thon pourrait être importante. À un prix estimé à 1 700 000 FCFA la tonne, les captures annuelles représenteraient environ 10,37 milliards de FCFA, soit près de 41,5 milliards de FCFA sur les quatre années du protocole. Ce montant correspond toutefois à une estimation de valeur marchande et non à une somme versée directement à la Côte d’Ivoire.
À travers ce partenariat, la Côte d’Ivoire ambitionne de valoriser davantage ses ressources halieutiques, de renforcer ses recettes publiques et de bénéficier d’un accompagnement durable pour moderniser sa politique des pêches.
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