- Publié le Mar 17 Février 2026
- >agriculture [95 articles] | 395 Vue(s)
« La quantité, d’accord. Mais surtout la qualité pour maintenir durablement le prix bord champ sur le terrain », a déclaré Dr Ouattara Gniré Mariam, Directrice de la Production et de la Durabilité, représentant le Directeur Général du Conseil Coton Anacarde Karité. Face aux producteurs, pisteurs et acheteurs, elle a salué les performances enregistrées ces dernières années, tout en soulignant l’exigence d’un saut qualitatif pour consolider la compétitivité de l’origine Côte d’Ivoire sur les marchés.
Avec une production nationale estimée à plus de 1 500 000 tonnes en 2025, la filière anacarde demeure un pilier stratégique de l’économie ivoirienne. Toutefois, les pratiques inadaptées lors de la récolte, du séchage, du stockage ou de la commercialisation peuvent affecter la valeur marchande des produits et fragiliser la crédibilité du pays. D’où l’intensification des actions de terrain pour renforcer les capacités des acteurs.
Les séances de sensibilisation, conduites avec l’appui technique de l’ANADER, ont permis de rappeler les bonnes pratiques essentielles : laisser les pommes tomber naturellement de l’arbre, ramasser les noix quotidiennement, les détacher soigneusement de la pomme à l’aide de ficelles, les sécher correctement sur claies, procéder à un tri rigoureux pendant le séchage, les ensacher dans des sacs appropriés et les conserver dans des magasins bien aérés. Ces recommandations ont été détaillées par Soro Klotioloma, coordonnateur national des filières coton, anacarde, mangue et foresterie à l’ANADER.
Pour les producteurs, à l’image de Soro Kolotioloman, cette formation constitue un appui déterminant. « Nous allons désormais bien récolter, bien trier et bien sécher, parce que nous sommes mieux formés », s’est-il réjoui.
Cette tournée de sensibilisation touchera 28 localités des zones de productions.
EDGARD ASSEMIEN