- Publié le Mar 19 Mai 2026
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En Côte d’Ivoire, les défis liés à la commercialisation des produits vivriers restent d’actualité. Le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Comoé, a lui-même reconnu les contraintes rencontrées sur le terrain, à la suite d’une visite imprévue dans la sous-préfecture de Guessabo.
De retour de
voyage, le membre du gouvernement a marqué un arrêt spontané le long d’un axe
routier où des femmes commerçantes proposaient des produits vivriers. Une scène
qui, selon lui, illustre à la fois la vitalité du secteur et les difficultés
auxquelles font face les acteurs.
Le ministre
a salué l’engagement de ces femmes, tout en soulignant les limites du système
actuel : difficultés d’approvisionnement, manque de structuration des circuits
de commercialisation et accès encore contraint aux marchés organisés.
« Au bord de
la voie principale, des femmes commerçantes de produits vivriers exposaient
leurs marchandises avec courage et détermination… mais derrière ces étals,
l’approvisionnement reste une contrainte lourde et l’accès aux circuits
structurés demeure un défi », a-t-il confié dans une publication.
Face à ces
constats, Bernard Comoé a réaffirmé la volonté du gouvernement de transformer
les mécanismes de commercialisation des produits vivriers afin de les rendre
plus efficaces et plus équitables.
Il a
notamment expliqué avoir présenté aux commerçantes les nouvelles orientations
publiques visant à améliorer l’organisation de la chaîne de valeur agricole,
avec un accent sur la réduction des intermédiaires et la fluidification des
échanges.
Dans cette
dynamique, une annonce majeure a été faite : la construction prochaine du
marché de gros de Daloa. Cette infrastructure est présentée comme un projet
structurant destiné à transformer en profondeur la commercialisation des
produits vivriers.
Selon le
ministre, ce futur marché permettra de rapprocher les producteurs et les
commerçants, de limiter les intermédiaires et d’améliorer les revenus des
acteurs du secteur.
Pour le
membre du gouvernement, ce projet dépasse la seule dimension économique. Il
s’agit également d’une reconnaissance du rôle central des femmes dans la chaîne
vivrière.
« C’est la
dignité pour nos productrices et commerçantes. Nous construisons un système
vivrier qui protège celles qui le font vivre », a-t-il affirmé, mettant en
avant une réforme orientée vers plus d’équité et de structuration.
À travers
cette initiative, les autorités entendent apporter des réponses durables aux
difficultés persistantes du secteur vivrier, tout en renforçant l’organisation
des marchés et la stabilité des revenus des acteurs.
Le marché de
gros de Daloa apparaît ainsi comme une étape clé dans la modernisation du
système de distribution des produits vivriers en Côte d’Ivoire.
BINGO
WILLIAMS