- Publié le Mar 05 Mai 2026
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Le gouvernement ivoirien franchit un nouveau cap dans sa politique de préservation de l’environnement. Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a annoncé, lundi 4 mai 2026, la création prochaine de cinq aires marines protégées à l’horizon 2039. L’annonce a été faite à l’occasion d’une visite dans les locaux de Office Ivoirien des Parcs et Réserves, à Cocody.
Cette
initiative s’inscrit dans le cadre de la nouvelle phase du Programme Cadre de
Gestion des Aires Protégées (PCGAP 2025-2039), qui vise à renforcer la
conservation et la valorisation du patrimoine naturel national. Les zones
concernées par ce projet sont le site transfrontalier Côte d’Ivoire–Libéria
(Cavally), la forêt classée de Dassioko (Gboklè), le Parc national d’Azagny, le
site transfrontalier Côte d’Ivoire–Ghana, ainsi que le site des Îles Ehotilés,
nouvellement intégré à la liste.
Pour le
ministre, cette stratégie traduit une ambition claire : faire des aires
protégées de véritables leviers de développement économique. « Il s’agit de
transformer ces espaces en pôles à forte valeur touristique, capables de
contribuer significativement au développement du pays et à l’amélioration des
conditions de vie des populations riveraines », a-t-il affirmé, tout en
s’engageant à mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du
programme.
Toutefois,
Abou Bamba n’a pas éludé les défis persistants. Il a notamment déploré les
activités illégales et les occupations anarchiques observées dans certaines
aires protégées. Face à cette situation, il a annoncé un renforcement du
dispositif juridique, avec des sanctions plus sévères en préparation afin de
garantir une meilleure protection de ces espaces.
Créé en
2002, Office Ivoirien des Parcs et Réserves est chargé de la gestion et de la
valorisation des aires protégées en Côte d’Ivoire. L’institution administre
actuellement 19 sites couvrant environ 7 % du territoire national, soit plus de
2,5 millions d’hectares. Trois de ces sites figurent sur la « Liste verte » de
Union internationale pour la conservation de la nature, une reconnaissance
internationale qui distingue les bonnes pratiques en matière de gestion
durable.
Selon son
directeur général, le conservateur général Tondossama Adama, ces aires
protégées reflètent la diversité des écosystèmes ivoiriens, allant des forêts
aux savanes, en passant par les zones montagneuses et aquatiques. Elles
constituent un héritage écologique majeur pour les générations futures.
En termes de
moyens, l’OIPR s’appuie sur environ 600 agents répartis dans six directions de
zone, chargés notamment de la surveillance, de la recherche écologique, de
l’aménagement et de la valorisation touristique.
En marge de
cette visite, le ministre a procédé à la remise de 17 motos aux équipes de
terrain. Un appui logistique destiné à renforcer la mobilité et l’efficacité
des agents dans la lutte contre les activités illicites au sein des aires
protégées.
BINGO
WILLIAMS