- Publié le Mer 29 Avril 2026
- >environnement [106 articles] | 315 Vue(s)
La Côte d’Ivoire entend donner un nouvel élan à la préservation de son couvert forestier, fortement impacté par la cacaoculture. Dans cette optique, le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, a reçu en audience, le mardi 28 avril 2026, une délégation de la World Cocoa Foundation (WCF), conduite par Youssouf Ndjore.
Au cœur des échanges, la relance opérationnelle de l’Initiative Cacao et Forêts (ICF), une plateforme de partenariat public-privé créée en 2017 pour lutter contre la déforestation liée à la production de cacao. La délégation de la WCF a, à cette occasion, réitéré l’engagement du secteur privé à accompagner les efforts du gouvernement ivoirien, notamment en matière de protection et de restauration des forêts.
Les discussions ont permis de revisiter les axes de coopération entre les deux parties, tout en mettant en exergue la contribution attendue des entreprises du secteur cacao dans la mise en œuvre des priorités nationales en matière de gestion durable des ressources forestières.
Le coordonnateur de l’ICF, le lieutenant-colonel Touré Aboubakar, a pour sa part présenté le bilan des différentes phases de l’initiative, tout en soulignant les défis majeurs à relever dans le cadre de la phase 3, notamment en termes d’efficacité des actions et de mobilisation des ressources.
Pour le ministre Jacques Assahoré Konan, l’ICF demeure un cadre stratégique de dialogue, de coordination et de redevabilité entre l’État et les acteurs du secteur cacao engagés dans la lutte contre la déforestation. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la cohérence et la complémentarité des interventions afin d’éviter la dispersion des initiatives et d’en accroître l’impact sur le terrain.
En guise de perspective, le ministre a appelé à une mobilisation durable des ressources financières et techniques, invitant l’ensemble des parties prenantes, en particulier le secteur privé, à s’impliquer activement et de manière structurée dans le fonctionnement de l’ICF. Une démarche essentielle pour garantir une cacaoculture plus responsable et respectueuse de l’environnement.
BINGO WILLIAMS