- Publié le Jeu 23 Avril 2026
- >environnement [106 articles] | 263 Vue(s)
Un atelier national consacré au renforcement des capacités sur les bonnes pratiques d’agroforesterie s’est tenu les 21 et 22 avril 2026 à Yamoussoukro. Cette rencontre stratégique a rassemblé les principaux acteurs du secteur agricole et forestier autour des enjeux de durabilité et de résilience face aux défis environnementaux.
Organisé sous l’égide du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, représenté par le Colonel Otchoumou Ehouman Obrou Venance, Directeur général adjoint des Forêts et de la Faune, l’atelier a enregistré la participation de 53 représentants issus de l’administration publique, des structures techniques, des organisations professionnelles agricoles, de la société civile et des partenaires au développement.
Durant deux jours, les participants ont été outillés sur les fondamentaux de l’agroforesterie, une approche qui associe agriculture et gestion durable des ressources forestières. L’objectif affiché était de renforcer leurs compétences afin de favoriser l’adoption de systèmes de production plus performants, respectueux de l’environnement et adaptés aux réalités socio-économiques.
Les différentes sessions techniques, animées notamment par Centre International pour la Recherche en Agroforesterie, ont permis d’approfondir plusieurs thématiques essentielles. Il a été question des principes et avantages de l’agroforesterie, des contraintes à son développement, mais aussi des opportunités qu’elle offre tant au niveau national qu’international. Un état des lieux de cette pratique en Côte d’Ivoire a également été présenté, avec un focus sur les systèmes intégrant la culture du cacao.
Les échanges ont mis en évidence l’importance de l’agroforesterie comme levier pour améliorer les rendements agricoles, préserver la biodiversité et renforcer la résilience des exploitations face aux effets du changement climatique. Les participants ont ainsi acquis une meilleure compréhension des modèles de systèmes agroforestiers, notamment ceux reposant sur la cacaoculture.
À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées, parmi lesquelles le renforcement de la coordination entre les acteurs pour promouvoir des systèmes adaptés aux différentes zones agroécologiques, l’intégration de l’approche des trois strates dans les plantations de cacao, ainsi que l’amélioration de l’accès à un matériel végétal de qualité et sécurisé.
Cet atelier marque une étape importante dans la structuration des interventions en matière d’agroforesterie. Il pose les bases d’une stratégie concertée visant à déployer à grande échelle des pratiques agricoles durables en Côte d’Ivoire, dans un contexte où la préservation des ressources naturelles devient un enjeu majeur.
BINGO WILLIAMS