- Publié le Ven 16 Janvier 2026
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Le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) dément formellement l'instauration d'une redevance pastorale de 3 500 FCFA par tête de bétail pour les troupeaux transhumants dans le Nord de la Côte d'Ivoire. Cette rumeur virale sur les réseaux sociaux n'a aucune base légale, assure le gouvernement dans un communiqué officiel du 15 janvier 2026.
Signé à Abidjan, le document du MIRAH est catégorique : cette prétendue taxe « n’est adossée à aucun texte réglementaire en vigueur ». Aucun éleveur transhumant n'est donc tenu de verser cette somme, et la rumeur n'engage en rien les acteurs de la transhumance. Le ministère met fin à la polémique qui enflammait les réseaux sociaux.
Le MIRAH précise toutefois travailler à l'élaboration de textes réglementaires nationaux pour encadrer la gestion de la transhumance et d'éventuelles redevances pastorales. Ces mesures, une fois prêtes, suivront strictement la procédure légale de promulgation avant toute application sur le terrain.
Pour éviter tensions, abus et conflits – particulièrement dans les zones sensibles du Nord –, le ministère appelle à une vigilance accrue. Éleveurs, organisations professionnelles, autorités administratives, coutumières et forces de sécurité sont invités à ignorer toute exigence de paiement liée à cette fausse taxe. Les populations sont encouragées à dénoncer toute perception illégale auprès des autorités compétentes, préservant ainsi l'ordre public.
Dans un contexte de frictions récurrentes entre éleveurs et agriculteurs, le ministre réaffirme l'engagement de l'État pour une transhumance apaisée, sécurisée et légale. Priorité au calme, à la responsabilité collective et au vivre-ensemble : la taxe de 3 500 FCFA n'existe pas. Place à l'information vérifiée ,loin des intox.
Tehoua DABONG